Fontaine-les-Coteaux

Village du Loir-et-Cher
Clocher de l'église Saint-Pierre de Fontaine-les-Coteaux 41800

Décembre 1870 – Le combat de la Haloperie

Plaque commémorative du combat de la Haloperie en 1870
Plaque commémorative du combat de la Haloperie

Le 27 décembre 1870, le général Jouffroy d’Abbans, commandant la 3ème division du 17ème corps d’armée (2ème armée de la Loire du général Chanzy) est à Bessé-sur-Braye. Apprenant que des troupes de la 20ème division du Xème corps prussien menacent de brûler Sougé et Trôo dans le but de se venger de quelques braves francs-tireurs qui ont osé repousser la veille un détachement de cuirassiers blancs de Koenigsberg, le général français décide de les en empêcher et de tomber sur leur flanc droit.

Il se dirige pour cela sur Fontaine-les-Coteaux (alors Fontaine-en-Beauce ) où il arrive à 11h00. Il partage ses troupes en trois parties.
1- Le 1er bataillon de chasseurs à pied, un bataillon du 45ème de marche et une batterie d’artillerie marchèrent directement sur les Roches-l’Evêque. Cette colonne surprenant vers 14h00 une compagnie prussienne la fit prisonnière. 2- Un bataillon du 70ème (mobiles du département du Lot) et une batterie d’artillerie se dirigent vers Troo.
3- Le général avec deux bataillons du 45ème de marche et une batterie d’artillerie se porte sur Montoire. Rapidement la 3ème colonne engage le combat pendant qu’une lutte d’artillerie s’établit entre les prussiens à Saint-Quentin-les-Trôo et les français au lieu-dit La Haloperie. Ce combat dure 2 heures jusqu’à ce que le détachement dirigé vers Trôo soit arrivé au village et prenne à revers avec son artillerie la batterie prussienne établie à Saint-Quentin.

Alors, l’ennemi bloqué par le Loir et engagé au Nord et à l’Ouest décide d’attaquer en force la 3ème colonne pour se dégager, se porter sur Montoire et au delà gagner Vendôme. Cette attaque réussit et le général français est contraint avec sa colonne de se replier sur Fontaine. Heureusement les éléments du 70éme qui arrivent de Troo chargent furieusement à la baïonnette et repoussent les prussiens qui passent précipitamment le Loir en laissant 11 chariots d’armes, de munitions, de vivres et d’effets d’habillement à Montoire.

Ce combat se termine donc par une victoire locale des troupes de l’armée de la Loire. Quatre jours plus tard la 3ème division, renforcée, quittera Montoire pour libérer Vendôme. Ce sera un échec et le début d’un nouveau repli de toute l’armée de la Loire vers la Sarthe puis la Mayenne, jusqu’à l’armistice en février 1871.